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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:35

 

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L'éphémère

 


"Vingt-quatre heures à vivre et je serai heureux",

Disait le condamné, marchant vers la potence.

Une fois seulement, voir un soleil de feu,

Puis la lune aux confins des souvenirs d'enfance.

 

Vingt-quatre heures à vivre, et découvrir enfin

Avec un regard neuf, que le temps est un leurre.

La minute apaise notre faim;

Lorsqu'elle est immortelle, aucun homme ne pleure.

 

Mais dans un bref instant, qui pourra concevoir

Comment notre destin, tourné vers l'espérance,

Aurait sur cette terre, acquis par son pouvoir,

La force de gérer sa pitoyable errance ?"

 

Une éphémère alors vint se poser sur lui.

"Tu demandes, dit-elle, une seconde vie,

Pour mourir, comme moi, dès la prochaine nuit.

Le temps ne peut mon frère, assouvir ton envie.

 

Il ne se construit pas, se subit seulement,

De l'atelier du Maître, il n'est que l'instrument".

 

  Pierre Blondel

 

 - Extrait du recueil de poésie de l'association : "22 rue des poètes", dont le président fut le regretté Pierre, disparu en octobre 2012. Il nous avait accueillis chaleureusement. Ouvert sa porte et son coeur en toute simplicité, partageant des moments de bonheur et d'échange. La lecture de poésies, se terminait par un petit repas où chacun amenait quelques "victuailles" afin de conclure notre réunion de manière joyeuse. Ces moments-là, restent inoubliables, car mon cher Pierre, tu resteras éternellement dans nos mémoires l'homme qui a créé : 22 rue des poètes !

 

  Ce recueil de 60 pages, est composé de toutes les poésies écrites par les membres de l'association du "22 rue des poètes". Il reste à votre disposition, pour une contribution volontaire de 10 euros, permettant à l'association de continuer à éditer. Vous pouvez à tous moments, réserver et commander, soit à l'association elle-même, ou par mon intermédiaire.

 

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  www.22ruedespoetes.fr

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:34

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Le chant noir

des femmes de marins

 le bleu de la mer

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A la lucarne

le galop d'un cheval

porté par le vent

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Vent de sable

mes sandales s'envolent

au cri des mouettes

 

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Il m'a emporté

sur les ailes du rêve

le cheval de bois

 

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Lune pâle

des frissons dans la lumière

rousse de l'automne

 

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Entre les grêlons

une lueur se faufile

soleil en dérive

 

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Pour l'enfant poète

les mots ouvrent des fenêtres

dans les murs

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Par la fenêtre

une berceuse au son clair

voix d'étoile

 

 

Anne Brousmiche

 

 

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    Lucarnes

Haïkus

par Anne Brousmiche 

 

 

Le haïku est une forme poétique d'origine japonaise adoptée dès la fin du XIXe siècle par nombre d'écrivains et poètes occidentaux. Très codifié, il comporte en mode impair, une strophe unique de 17 syllabes composée de trois vers en 5,7 et 5 syllabes réparties sur trois lignes. D'autre formes plus libres coexistent également... la liberté du poète ! Par sa brièveté, sa justesse, sa fluidité, sa simplicité, il parle directement aux émotions. Il est l'art de suggérer un instant, de le retenir et de l'exprimer en un minimum de mots pour s'approcher de l'aspect intemporel et universel de l'homme, de la vie, de la nature. << L'air de rien >>, il a une grande puissance évocatrice.

 

 

Les 64 haïkus réunis ici dans ce premier recueil d'Anne Brousmiche ont vu le jour entre 2008 et 2013.

Ils ont été sélectionnés pour résonner comme de petites fenêtres ouvertes sur le grand large à travers l'espace et le temps.

Ces << LUCARNES >> s'ouvrent aussi sur certains tableaux de sa grand-mère, l'artiste peintre Véronique Filozof, dévoilant ainsi à leur tour les paysages de l'enfance retrouvée et son Jardin d'Eden.

Dialogue entre les plumes, celle de la plume Sergent-Major trempée dans l'encre de Chine - ou le pinceau - de l'artiste et la plume du poète dessinant le fins contours du haïku.

 

"LUCARNES" est publié aux éditions Thierry Sajat. Préface de Richard Chambon, poète et essayiste, ancien directeur des cahiers Henri Pichette.


Le recueil est disponible auprès d'Anne Brousmiche

(anne.brousmiche@orange.fr) - au prix de 16 euros, port en plus.

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 19:04

 

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Je me souviens de vous, demeure abandonnée,

Dont le temps a changé jusqu'à la destinée...

De vos flèches grimpant à l'assaut du soleil,

Quand les cris des oiseaux fêtaient votre réveil,

 

Du lierre qui cachait de vos flancs la lézarde,

Et du chêne si vieux qui monte encore la garde,

Mêlant son vert feuillage au grand portail rouillé...

J'adore les parfums, l'odeur d'humus mouillé,

 

Que le froid de la nuit dans vos jardins exale,

Quand brusquement le vent d'une folle rafale,

Eparpille les fleurs des nombreux marronniers.

J'entends encore grincer la porte des greniers...

 

Non je n'ignore pas l'abandon, la détresse,

Qui vous couvrent sans fin d'un voile de tristesse.

Envers vous j'ai toujours un très noble devoir,

Je vous rendrai la vie en vous rendant l'espoir !

 

 

Jean-Claude Guiborel

 

 

jean-claude.guiborel@wanadoo.fr


www.jcguiborel.fr

 

 

 

gui

 

 

Poète-écrivain, découvert de manière fortuite pendant les vacances. Je reviendrai sur cet écrivain dans quelques temps... Vous pouvez accéder à son site et sa messagerie, avec les liens ci-dessus.


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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 07:54

 

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Lui

 

 

- Vous n'écoutez jamais mes conseils...

Vous n'avez pas assez vécu...

Vous n'avez pas assez souffert...

Vous n'avez pas assez mangé de vache enragée...

Vous n'avez pas assez fait la guerre...

Vous n'avez pas connu la misère...

Enfin... c'était de mon temps...

 

Eux

 

- Assez de discours... -

- Nous vivons dans un monde tout à fait différent

du monde où vous vivez

- Laissez-nous notre chance d'exister librement.

- Vous traversez la vie comme on traverse une rue.

- Nous traversons la rue comme on traverse une vie.

- Laissez-nous traverser les dangers de la rue

- Laissez- nous traverser les dangers de la rue...

- Et pour mieux nous connaître

ouvrez donc vos fenêtres

sur un monde plus humain

qui ignore le dédain.

- N'oubliez pas de vivre...

de réussir... à vivre.

- Vous êtes des gens très lourds

Vous êtes très encombrés.

- Vous êtes des gens trop sourds

Vous êtes tout le temps pressés

- C'est ça le mal français...

 

Lui

 

- Hein ?...

Quoi ?...

 Et vous salopez votre mère ?

La patrie votre mère ?

La famille votre mère ?

Sales petits cons...

Je vais vous apprendre la politesse...

Nous sommes vos aînés...

Ne l'oubliez jamais...

Vous nous devez le respect...

Sales cons

Et vous salopez votre père ?

Le travail de votre père ?

Le travail de votre père...

Le Maréchal votrepère...

Le Général son beau-frère...

Et vos livrets militaires...

Mes cousins du Maroc...

Les coussins de ma Roll's...

Le képi d'un agent...

Le profit et l'argent...

la valeur de l'argent...

Et l'odeur de l'argent...

Allez... Fichez-moi l'camp...

 

Eux

 

- Oui papa...

- Oui maman -

Arrêtez s'il vous plait

votre course à l'argent.


- Arrêtez de vivre

comme vivent les nantis.

Apprenez donc à vivre...

Si l'argent vous pourrit...

...la vie, elle, vous sourit.

Souriez à la vie...


- Sachez vous arrêter

au carrefour du chemin

pour entendre vibrer

le coeur de vos voisins.

 

Lui

 

- Allez... Fichez-moi le c'camp...

Compris ? ... Fichez-moi l'camp...

 

Eux

 

- Oui papa...

- Oui maman...

- Vous avez oublié

l'esprit de vos vingt ans.

- Vous l'avez étouffé

sous vos neiges d'antan...

- Etouffé dans la fosse...

- La fosse aux morts-vivants.

 

 

Daniel Bienmiller


 

Son recueil de poésies fut édité en 1980, il remporta le premier prix dans la catégorie : poésies modernes. Il peut surprendre, par ses jeux de mots et son humour (parfois caustique).

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 23:00

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Doucement il s'en est allé

Rejoindre ceux qu'il aimait.

Il connaissait "La voie du sage"

Il nous laisse en héritage

Les clés de la connaissance

Et de la délivrance.

Le chemin de la liberté

De la lumière et de la paix.

  La harpe des anges

Chante ses louanges.

A la recherche d'absolu

Le coeur et l'âme convaincus

Que seul l'amour est le chemin

Qui mène l'homme vers le divin.

 

 

©Harmonia

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:00

 

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Etre mère, ce n'est pas un mystère

C'est un rôle extraordinaire

L'enfant est un cadeau

Un merveilleux joyau

 

Il est notre univers

Notre vie, notre lumière

Tout devient différent

Lorsqu'on a un enfant.

 

Etre mère, c'es partager les larmes,

Les joies, les rires et les drames

C'est accourir à tout moment

Le coeur débordant de sentiment

 

Etre mère, c'est donner sa vie

Pour sauver  son petit ,

Braver tous les dangers

Sans jamais abandonner

 

Etre mère, c'est affronter

 Les montagnes et le désert

Traverser les océans

Et braver les ouragans

 

Etre mère, ce n'est pas un mystère

Un jour, c'est ouvrir grand la volière

La gorge et le coeur serrés

   Le regarder s'envoler...

 

©Harmonia

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:00

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Elle marchait l'âme en peine

  On la pensait sereine

Elle avançait comme une ombre

Doucement, dans la nuit sombre

  Au bout du chemin, une lumière

  Semblait mettre fin au mystère...

Trouvera-t-elle ce qu'elle espérait ?


Ce que secrètement elle souhaitait 

  N'était peut-être que chimère,

Une simple et pauvre prière...

 Elle avançait lentement

Les cheveux dans le vent

Fixant la petite lumière

Comme l'oasis dans le désert.

  Toi qui sait, toi qui connaît

Son pauvre coeur blessé

Seras-tu au bout du chemin

  Une rose rouge à la main ?

 

 

©Harmonia

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:24

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Je n'entends que le bruit de la rive et de l'eau,

Le chagrin résigné d'une source qui pleure

Ou d'un rocher qui verse une larme par heure,

Et le vague frisson des feuilles de bouleau.

 

Je ne sens pas le fleuve entraîner le bateau

Mais c'est le bord fleuri qui passe, et je demeure ;

Et dans le flot profond, que de mes yeux j'effleure,

Le ciel bleu renversé tremble comme un rideau.

 

On dirait que cette onde en sommeillant serpente,

Oscille, et ne sait plus le coté de la pente ;

Une fleur qu'on y pose hésite à le choisir.

 

Et, comme cette fleur, tout ce que l'homme envie

Peut se venir poser sur le flot de ma vie,

Sans désormais m'apprendre où penche mon désir.

 

 

Sully Prud'homme

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:03

 

 

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 Que de serments, de promesses

 Lancés avec légèreté

L'âme rempli d'allégresse 

Se jurant fidélité.

  Les serments sont  des mots

Souvent vite oubliés

Glissant au fil de l'eau, 

Laissant dans leur sillage

Tant de pauvres coeurs blessés,

  Abandonnés sur le rivage...

Les toujours et les jamais

Sont des mots très souvent illusoires

Que l'on chante le temps d'un été

  Qu'une vie gardera en mémoire...

 

©Harmonia

 

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 l'erreur 404 m'est signalée, alors je redonne l'adresse de mon blog


Lien : http://harmonia.messidor.over-blog.com/

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:00

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Se peut-il que, parfois, tout change en un instant,

Que l'on veuille goûter seulement le présent,

Oublier un passé comme on referme un livre,

Ivre de tout connaître, émerveillé  de vivre,

Voir s'envoler sans bruit tous les vieux souvenirs,

Attendre de la joie, éveiller des désirs ?

Peut-on tout effacer et ne pas avoir mal !

Retrouver la fraîcheur encore d'un premier bal...

Aujourd'hui, tout est loin, aujourd'hui, tout est mort

Un orage est passé, il a changé mon sort.

Je cherchais le bonheur au milieu des mensonges.

Enfin, j'ouvre les yeux et je quitte mes songes.

Tous me semble étranger : les amis, le pays,

Tout se voile de noir à l'heure de l'oubli.

Je ne suis plus la même et pense avoir raison !

Oui, j'ai besoin de vivre à présent pour de bon.

D'aimer et d'être aimée encore bien des fois

De sentir en mon coeur passer de doux émois...

Il n'y a que l'amour pour faire aimer les nuits,

Retrouver sa jeunesse et fuir tous les ennuis.

La caresse d'une ombre et le soupir du vent

Ne peuvent plus suffire à mon coeur trop aimant !

Mieux vaut encore un homme et dormir dans ses bras,

Et ne pas trop chercher ce qui n'existe pas !

A l'amour aujourd'hui, je ne dirai plus non.

Je sais que la raison n'a pas toujours raison...

Quand on est raisonnable, on pleure trop souvent.

L'on gâche trop de jours, l'on perd trop de bon temps...

Je dis oui à la vie, je dis oui à l'amour,

Mais je ne pourrai plus dire le mot << toujours >>

Dans ma vie, j'ai donné plus que je n'ai reçu ;

Je ne crois plus à rien, le monde m'a déplu...

Que m'importe à présent d'être femme fidèle

Puisque je ne crois plus aux amours immortelles.

L'amour peut-être bon, même sans lendemain,

Même en gardant son coeur, même en gardant sa main ;

Je laisse au gré du vent voguer les souvenirs

J'ouvre des yeux nouveaux, et rêve de plaisir...

Finis les vains regrets, dormez au cimetière.

Le passé est passé, et mon coeur devient pierre,

Rien ne m'attachera, rien ne me fera peur,

Je n'aimerai qu'un jour, si c'est ça le bonheur !

 

 

Blanche Maynadier

 

gui
Lien :
Pour les personnes intéressées par les recueils
 de poésies de Blanche Maynadier, l'association :
Le P.A.R.C : http://leparc.populus.ch/ 
 Martial Maynadier (fils de Blanche)  président actif de l'association.
 répondra à toutes vos questions.
Un lien permanent : - Blanche Maynadier -  figure dans la colonne de droite de mon blog

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  • Le blog de Harmonia : Pour un monde meilleur
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Lisabuzz.com parle de Pour un monde meilleur : Alors là, franchement, c est du caviar, du web-caviar pour être exact ! Pour un monde meilleur regorge de traits d esprits et de perles linguistiques... D ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu il s agit, à n en pas douter, de grande litterature ? Le Nord Ouest a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de Harmonia.messidor. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé http://blog.lisabuzz.com

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Mon blog n'a aucune prétention littéraire, simplement l'envie de partager avec vous, mes réfexions, mes pensées et parfois mes indignations...

Je remercie cependant LISABUZZ pour son commentaire plein d'humour...

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