Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 00:00

l9hg2lwr

 

Son regard triste d'accuser

Reflétait la souffrance

Elle taisait son lourd secret

Malgré son innocence

Elle eut aimé le partager

Mais son coeur voulait attendre

On ne livre pas ses pensées

A ceux qui ne peuvent les entendre

Il faut parfois de longues années

Lorsqu'il ne reste que des cendres 

Pour guerir un pauvre coeur blessé

Il faut d'abord le comprendre...

 

©Harmonia


35789b81.gif

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 05:15

 

 neruda-2-aafb8.jpg

 

 

 Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas

celui qui ne lit pas,

celui qui n'écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.


Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.


Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins.

celui qui ne change jamais de repère,

ne risque jamais à changer la couleur

 de ses vêtements

ou qui ne parle jamais à un inconnu


Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d'émotions

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves

celui qui, pas une fois dans sa vie

n'a fui les conseils sensés

 

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

 

 

Pablo Neruda 1904-1973

Poète et écrivain chilien

Prix Nobel de littérature (1971)

 

d91a9869.png

 


Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 07:46

6pjdx8y.jpg

 

Il voyageait sans cesse

De pays en pays,

D'images en images,

De pensées en pensées.

 

De révolte en révolte,

De tendresse en tendresse,

Il voyageait sans cesse

Et puis il disparut.

 

Je le revis en rêve.

 

Il voyageait toujours

De comète en comète

Et d'étoile en étoile.

 

Une nuit il me dit :

"Viens au pays des songes

Où le temps a le temps,

De silence en silence.

 

Suis-moi de rêve en rêve

De coup d'aile en coup d'aile,

Viens au pays des songes...

 

... Et là, je l'ai suivi.

 

 

Pierre Blondel 

 

07cbd2b7-copie-1

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 07:24

 

Photo-095.jpg

 

2d64wevvEglantine blancheDelicate blancheDelicate bleue

 

2cgcpc

 

 

Un amour mouvementé

Une rencontre tumultueuse

Est la genèse incontestée

D'une montagne majestueuse


Sous le soleil changeant,

Est né une oeuvre magistrale

Une pépite, un diamant

  Un tableau triomphal

 

Cette dame au long manteau blanc

Fragile comme le cristal

  Offre le spectacle permanent

De sa beauté sculpturale.

 

 

©Harmonia

 

f897b2dc

 

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 20:25

 

Elena-Blum-5.jpgM 

Je remercie Elena Blum de m'avoir donné l'autorisation de publier la photo de sa grand-mère, (avec son accord). Une marque de confiance à laquelle je suis très sensible.

 

49397433 p


Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur;

Sans remords, sans regret, sans regarder l'heure;

Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur;

Car à chaque âge, se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps;

Le garder sain en dedans, beau en dehors.

Ne jamais abdiquer devant un effort.

L'âge n'a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce

A ceux qui se sentent perdus dans la brousse,

Qui ne croient plus que la vie peut-être douce

Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.

ebd90aa6.png

Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement.

Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.

Être fier d'avoir les cheveux blancs.

Car pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,

Savoir donner sans attendre en retour;

Car, où que l'on soit, à l'aube du jour

Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté avec espoir;

Être content de soi en se couchant le soir,

Et lorsque viendra le point de non-recevoir,

Se dire au fond, ce n'est qu'un au revoir.



      Madame Lucie Calamaro

 

 

a7272558

 

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 06:09

 

71945117

 

Vous qui ne savez pas combien l'enfance est belle,

Enfant ! n'enviez point notre âge de douleurs,

Où le coeur tour à tour est esclave et rebelle,

Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs.

 

Votre âge insouciant est si doux qu'on l'oublie !

Il passe comme un souffle au vaste champ des airs,

Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,

Comme un alcyon sur les mers.

 

Oh ! ne vous hâtez point de mûrir vos pensées !

Jouissez du matin, jouissez du printemps ;

Vos heures sont des fleurs l'une à l'autre enlacées ;

Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.

 

Laissez venir les ans ! Le destin vous dévoue

Comme nous, aux regrets, à la fausse amitié,

A ces maux sans espoir que l'orgueil désavoue,

A ces plaisirs qui font pitié.

 

Riez pourtant ! du sort ignorez la puissance

Riez ! n'attristez pas votre front gracieux,

Votre oeil d'azur, miroir de paix et d'innocence,

Qui révèle votre âme et réfléchit les cieux !


Victor Hugo 

94ca5ff8.png

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:35

 

  77458340_p-copie-1.gif

 

 

L'éphémère

 


"Vingt-quatre heures à vivre et je serai heureux",

Disait le condamné, marchant vers la potence.

Une fois seulement, voir un soleil de feu,

Puis la lune aux confins des souvenirs d'enfance.

 

Vingt-quatre heures à vivre, et découvrir enfin

Avec un regard neuf, que le temps est un leurre.

La minute apaise notre faim;

Lorsqu'elle est immortelle, aucun homme ne pleure.

 

Mais dans un bref instant, qui pourra concevoir

Comment notre destin, tourné vers l'espérance,

Aurait sur cette terre, acquis par son pouvoir,

La force de gérer sa pitoyable errance ?"

 

Une éphémère alors vint se poser sur lui.

"Tu demandes, dit-elle, une seconde vie,

Pour mourir, comme moi, dès la prochaine nuit.

Le temps ne peut mon frère, assouvir ton envie.

 

Il ne se construit pas, se subit seulement,

De l'atelier du Maître, il n'est que l'instrument".

 

  Pierre Blondel

 

 - Extrait du recueil de poésie de l'association : "22 rue des poètes", dont le président fut le regretté Pierre, disparu en octobre 2012. Il nous avait accueillis chaleureusement. Ouvert sa porte et son coeur en toute simplicité, partageant des moments de bonheur et d'échange. La lecture de poésies, se terminait par un petit repas où chacun amenait quelques "victuailles" afin de conclure notre réunion de manière joyeuse. Ces moments-là, restent inoubliables, car mon cher Pierre, tu resteras éternellement dans nos mémoires l'homme qui a créé : 22 rue des poètes !

 

  Ce recueil de 60 pages, est composé de toutes les poésies écrites par les membres de l'association du "22 rue des poètes". Il reste à votre disposition, pour une contribution volontaire de 10 euros, permettant à l'association de continuer à éditer. Vous pouvez à tous moments, réserver et commander, soit à l'association elle-même, ou par mon intermédiaire.

 

77bdb5e5.png

 

 

 

 

  www.22ruedespoetes.fr

 

 

Au-bon-coin-001.jpg 

 

 


Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:34

 f5s6jj57.gif

 

Le chant noir

des femmes de marins

 le bleu de la mer

  616d2223.png 

A la lucarne

le galop d'un cheval

porté par le vent

 616d2223

 

Vent de sable

mes sandales s'envolent

au cri des mouettes

 

616d2223

 

Il m'a emporté

sur les ailes du rêve

le cheval de bois

 

616d2223

 

Lune pâle

des frissons dans la lumière

rousse de l'automne

 

616d2223 

Entre les grêlons

une lueur se faufile

soleil en dérive

 

616d2223

 

Pour l'enfant poète

les mots ouvrent des fenêtres

dans les murs

  616d2223

 

Par la fenêtre

une berceuse au son clair

voix d'étoile

 

 

Anne Brousmiche

 

 

  096f757a.jpg

 

    Lucarnes

Haïkus

par Anne Brousmiche 

 

 

Le haïku est une forme poétique d'origine japonaise adoptée dès la fin du XIXe siècle par nombre d'écrivains et poètes occidentaux. Très codifié, il comporte en mode impair, une strophe unique de 17 syllabes composée de trois vers en 5,7 et 5 syllabes réparties sur trois lignes. D'autre formes plus libres coexistent également... la liberté du poète ! Par sa brièveté, sa justesse, sa fluidité, sa simplicité, il parle directement aux émotions. Il est l'art de suggérer un instant, de le retenir et de l'exprimer en un minimum de mots pour s'approcher de l'aspect intemporel et universel de l'homme, de la vie, de la nature. << L'air de rien >>, il a une grande puissance évocatrice.

 

 

Les 64 haïkus réunis ici dans ce premier recueil d'Anne Brousmiche ont vu le jour entre 2008 et 2013.

Ils ont été sélectionnés pour résonner comme de petites fenêtres ouvertes sur le grand large à travers l'espace et le temps.

Ces << LUCARNES >> s'ouvrent aussi sur certains tableaux de sa grand-mère, l'artiste peintre Véronique Filozof, dévoilant ainsi à leur tour les paysages de l'enfance retrouvée et son Jardin d'Eden.

Dialogue entre les plumes, celle de la plume Sergent-Major trempée dans l'encre de Chine - ou le pinceau - de l'artiste et la plume du poète dessinant le fins contours du haïku.

 

"LUCARNES" est publié aux éditions Thierry Sajat. Préface de Richard Chambon, poète et essayiste, ancien directeur des cahiers Henri Pichette.


Le recueil est disponible auprès d'Anne Brousmiche

(anne.brousmiche@orange.fr) - au prix de 16 euros, port en plus.

 

73602229

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 19:04

 

168877_havre-de-paix-pour-maison-de-campagne--1-.jpg

 

 

Je me souviens de vous, demeure abandonnée,

Dont le temps a changé jusqu'à la destinée...

De vos flèches grimpant à l'assaut du soleil,

Quand les cris des oiseaux fêtaient votre réveil,

 

Du lierre qui cachait de vos flancs la lézarde,

Et du chêne si vieux qui monte encore la garde,

Mêlant son vert feuillage au grand portail rouillé...

J'adore les parfums, l'odeur d'humus mouillé,

 

Que le froid de la nuit dans vos jardins exale,

Quand brusquement le vent d'une folle rafale,

Eparpille les fleurs des nombreux marronniers.

J'entends encore grincer la porte des greniers...

 

Non je n'ignore pas l'abandon, la détresse,

Qui vous couvrent sans fin d'un voile de tristesse.

Envers vous j'ai toujours un très noble devoir,

Je vous rendrai la vie en vous rendant l'espoir !

 

 

Jean-Claude Guiborel

 

 

jean-claude.guiborel@wanadoo.fr


www.jcguiborel.fr

 

 

 

gui

 

 

Poète-écrivain, découvert de manière fortuite pendant les vacances. Je reviendrai sur cet écrivain dans quelques temps... Vous pouvez accéder à son site et sa messagerie, avec les liens ci-dessus.


Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 07:54

 

bretagne 169b

 

 

 

Lui

 

 

- Vous n'écoutez jamais mes conseils...

Vous n'avez pas assez vécu...

Vous n'avez pas assez souffert...

Vous n'avez pas assez mangé de vache enragée...

Vous n'avez pas assez fait la guerre...

Vous n'avez pas connu la misère...

Enfin... c'était de mon temps...

 

Eux

 

- Assez de discours... -

- Nous vivons dans un monde tout à fait différent

du monde où vous vivez

- Laissez-nous notre chance d'exister librement.

- Vous traversez la vie comme on traverse une rue.

- Nous traversons la rue comme on traverse une vie.

- Laissez-nous traverser les dangers de la rue

- Laissez- nous traverser les dangers de la rue...

- Et pour mieux nous connaître

ouvrez donc vos fenêtres

sur un monde plus humain

qui ignore le dédain.

- N'oubliez pas de vivre...

de réussir... à vivre.

- Vous êtes des gens très lourds

Vous êtes très encombrés.

- Vous êtes des gens trop sourds

Vous êtes tout le temps pressés

- C'est ça le mal français...

 

Lui

 

- Hein ?...

Quoi ?...

 Et vous salopez votre mère ?

La patrie votre mère ?

La famille votre mère ?

Sales petits cons...

Je vais vous apprendre la politesse...

Nous sommes vos aînés...

Ne l'oubliez jamais...

Vous nous devez le respect...

Sales cons

Et vous salopez votre père ?

Le travail de votre père ?

Le travail de votre père...

Le Maréchal votrepère...

Le Général son beau-frère...

Et vos livrets militaires...

Mes cousins du Maroc...

Les coussins de ma Roll's...

Le képi d'un agent...

Le profit et l'argent...

la valeur de l'argent...

Et l'odeur de l'argent...

Allez... Fichez-moi l'camp...

 

Eux

 

- Oui papa...

- Oui maman -

Arrêtez s'il vous plait

votre course à l'argent.


- Arrêtez de vivre

comme vivent les nantis.

Apprenez donc à vivre...

Si l'argent vous pourrit...

...la vie, elle, vous sourit.

Souriez à la vie...


- Sachez vous arrêter

au carrefour du chemin

pour entendre vibrer

le coeur de vos voisins.

 

Lui

 

- Allez... Fichez-moi le c'camp...

Compris ? ... Fichez-moi l'camp...

 

Eux

 

- Oui papa...

- Oui maman...

- Vous avez oublié

l'esprit de vos vingt ans.

- Vous l'avez étouffé

sous vos neiges d'antan...

- Etouffé dans la fosse...

- La fosse aux morts-vivants.

 

 

Daniel Bienmiller


 

Son recueil de poésies fut édité en 1980, il remporta le premier prix dans la catégorie : poésies modernes. Il peut surprendre, par ses jeux de mots et son humour (parfois caustique).

 

zx2lhd.gif

Repost 0
Published by Harmonia-messidor - dans Poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Harmonia : Pour un monde meilleur
  • Le blog de Harmonia : Pour un monde meilleur
  • : Mon blog se veut avant tout un lieu de partage, d'écoute, de tolérance et de respect. Il se compose de poésies, de biographies, de pensées et réflexions...
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Appréciation

 

2ad8d915

Lisabuzz.com parle de Pour un monde meilleur : Alors là, franchement, c est du caviar, du web-caviar pour être exact ! Pour un monde meilleur regorge de traits d esprits et de perles linguistiques... D ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu il s agit, à n en pas douter, de grande litterature ? Le Nord Ouest a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de Harmonia.messidor. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé http://blog.lisabuzz.com

Petite info

Mon blog n'a aucune prétention littéraire, simplement l'envie de partager avec vous, mes réfexions, mes pensées et parfois mes indignations...

Je remercie cependant LISABUZZ pour son commentaire plein d'humour...

Copyright

copyright 6

00040706

Photo

8y0t7jh8.jpg

Texte Libre

 

 

 

oiseaux

 

 Certaines photos,trouvées sur le net

ne sont peut-être pas libres de droits

  Si toutefois, il s'avérait que l'une d'elles

est échappée à ma  vigilance, veuillez

 m'en informer afin de la supprimer

le plus rapidement possible. Merci