Chansons

Lundi 9 novembre 2009




Le premier qui dit la vérité se trouve toujours sacrifié
 D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
 Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
 Il doit être exécuté.

J'affirme que l'on m'a proposé beaucoup d'argent
Pour vendre mes chances
 Dans le tour de France
 Le tour est un spectacle et plaît à beaucoup de gens
 Et dans le spectacle
Y'a pas de miracle
 Le coureur a dit la vérité
Il doit être exécuté.

A chicago un journaliste est mort dans la rue
Il fera silence
Sur tout ce qu'il pense
Pauvre Président tous les témoins ont disparu
 En choeur ils se taisent
Ils sont mort le treize
Le témoin a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Le monde doit s'enivrer de discours pas de vin
 Rester dans la ligne
Suivre les consignes
A Moscou un poète à l'union des écrivains
Souffle dans la soupe
Ou mange le groupe
Le poète a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Combien d'hommes disparu qui un jour on dit non
 Dans la mort propice
Leurs corps s'évanouissent
 On se souvient ni de leurs yeux ni de leur nom
 Leurs mots qui demeurent
Chantant "juste" à l'heure
 L'inconnu a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha
La foule sans tête
Etait à la fête
Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas
 C'est plus juste en somme
 D'abattre un seul homme
 Ce jeune homme a dit la vérité
Il doit être exécuté.

 J'ai enfreint la règle
 Des moineaux, des aigles
 Vous avez très peur pour moi car vous savez que je
  Risque vos murmures
Vos tomates mûres
 Ma chanson a dit la vérité
Vous allez m'exécuter
 Ma chanson a dit la vérité
Vous aller m'exécuter.

Guy Béart


 

Par Harmonia-messidor
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Vendredi 9 octobre 2009






Les océans sont des poubelles
 Les fronds de mer sont souillés
 Les tchernobyl en ribambelles
Voient naître des foetus mort-nés
Dans cinquante ans, qu'allons nous faire
De ces millions de détritus
 Et ces déchets du nucléaire
Dont les pays ne veulent plus ?



Sous nos pieds la terre promise,
Patrimoine de nos enfants,
Petit à petit agonise
Et je m'en soucie
Et pourtant les espèces devenues rares
 Sont en voie de disparition
Et la laideur chante victoire
Sous le plastique et le béton,


Refrain

La terre meurt
 L'homme s'en fout
 Il vie sa vie
Un point, c'est tout.
Il met à son gré, à son goût,
Le monde sens dessus dessous
La terre meurt
Où allons nous ?



Dans la finance et les affaires,
Le pétrole est le maître mot
 Il mène à tout
Même à la guerre
 Et nul ne s'inquiète de l'eau
Où en sont la flore et la faune ?
Et qu'advient-il du firmament
Privé de la couche d'ozone
 Gardien de l'environnement ?


 
Sous le ciel, le sol se révolte
Car l'homme trompe la nature
Quant il trafique les récoltes
 Il hypothèque son futur.
Sous le soleil, les forêts brûlent
 Et l'on gave les champs d'engrais
 Dans la boulimie majuscule
Du rendement et du progrès

 Refrain 



Il est temps de prendre conscience
Que l'homme ne respecte rien
Il se fiche de l'existence
Des baleines et des dauphins
L'éléphant meurt pour son ivoire
 La bête rare pour sa peau
Et dans les grandes marées noires
Le mazout englue les oiseaux



La société consommatrice
 Avance impunément ses pions
Tandis que les arbres pourrissent
Dans les villes et leurs environs
 La sécheresse se déchaîne
 Effaçant tout signe de vie
 Et certaines races humaines
Crèvent d'abandon et d'oubli

 Refrain

 Charles Aznavour - Nicolas Hulot

Par Harmonia-messidor
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Samedi 29 août 2009

 

   




Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
 Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
 Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse
 C'est toujours ton miroir brisé 
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
 Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée
La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
 C'est par mon amour que j'y crois
 En elle je porte ma croix
Et de leurs nuit ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
 Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison



Louis Aragon


 Chanté par Jean Ferrat



Par Harmonia-messidor
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Mercredi 8 juillet 2009




J'ai été très émue en écoutant cette très vieille chanson, que j'ai entendu dans mon enfance... Je vous livre le texte, pour la poésie et l'atmosphère qui s'en dégage...La vidéo est très belle...



Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière
 Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,
J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits
 Faire une prière.

Des volubilis en cachent l'entrée
Il faut dans les fleurs faire une trouée
Pour venir prier en lieu saint.
Un calme imposant en saisit tout l'être
 Avec le printemps un parfum pénètre
Muguet et jasmin

La petite église est simple. Un seul cierge
 Brûle constamment au pied de la Vierge
 Comme une étoile au firmament.
Mais Dieu doit aimer la petite église
 Et venir souvent dans l'ombre indésicise
Bénir ses enfants.

Des oiseaux parfois batissent leur nid
Sur la croix de bronze où Jésus souffrit
 Le vieux curé les laisse faire.
Il dit que leur chant est l'hymne divin
Qui monte des choeurs en le claire matin
 Vers Dieu notre Père.

 Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
 Lorsque je suis las du monde et du bruit,
J'y vais à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière.









Pour écouter et visionner, attendre la fin de la musique de la page d'accueil.



Par Harmonia-messidor
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Vendredi 26 juin 2009


 


Savoir sourire,
 A une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
 Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
 Ni égard, ni grand amour,
 Plus même l'espoir d'être aimé.

 Refrain
 
 Mais savoir donner,
Donner sans reprendre,
 Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
 Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste
Et apprendre à vivre
Et s'en aller.


Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur,
Qu'on vous donne par erreur
 Tant on ne l'attendait plus.
 Se voir y croire
Pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
 Qui ternissent les miroirs


(Refrain)

Savoir souffrir
 En silence sans murmure,
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir
 Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
 Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.

(Refrain)

Apprendre à rêver
A rêver pour deux,
 Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
 Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester,
 Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
 Apprendre à aimer,
Et s'en aller,
Et s'en aller...  


Florent Pagny
 




                                                                                                     

Par Harmonia-messidor
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Vendredi 12 juin 2009



Elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Avec de l'eau de pluie
 Et du parfum d'encens
 Elle voyage de temps en temps
Elle n'a jamais rien entendu
Des chiens qui aboient dans la rue
Elle fait du pain doré
Tous les jours à quatre heures 
 Elle mène sa vie en couleur
 Elle collectionne
Les odeurs de l'automne
 Et les brindilles de bois mort
 Quand l'hiver arrive
Elle ferme ses livres
Et puis doucement
Elle s'endort sur des tapis de laine
Au milieu des poupées indiennes
Sur les ailes en duvet
De ses deux pigeons blancs
Jusqu'au premier jour du printemps
 Elle dit quelle va faire
Le tour de la terre
Et qu'elle sera rentrée pour dîner
Mais les instants fragiles
Et les mots inutiles 
Elle sait tout cela
 Quand elle écoute pousser les fleurs
 Au milieu du bruit des moteurs
Quand les autres s'emportent
Quand j'arrive à m'enfuir
C'est chez elle que je vais dormir
 Et c'est vrai que j'ai peur de lui faire un enfant...

Francis Cabrel


Par Harmonia-messidor
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Mercredi 13 mai 2009





J'aurais bien voulu te prendre
 Avec nous comme autrefois
Mais suzy m'a fait comprendre
Qu'on est un peu à l'étroit
Il faut être raisonnable
Tu ne peux vivre ainsi
Seule si tu tombais malade
On se ferait du souci

Tu verras tu seras bien

On va trier tes affaires
Les photos auxquelles tu tiens
Celles de papa militaire
Des enfants et des cousins
 C'est drôle qu'une vie entière
Puisse tenir dans une main
 Avec d'autres pensionnaires
Vous en parlerez sans fin

Tu verras tu seras bien 

Oui je vois le chat s'agite
 On ne trompe pas son instinct
 Mais il oubliera très vite
Dès qu'il sera chez les voisins
 T'auras plus de courses à faire
 De ménage au quotidien
Plus de feu en plein hiver
T'auras plus souci de rien

Tu verras tu seras bien

Ton serin chante à tue-tête
Allons maman calme-toi
Oui le directeur accepte
Que tu le prennes avec toi
Y a la télé dans ta chambre
En bas y a un beau jardin
Avec des roses en décembre
Qui fleurissent comme en juin

Tu verras tu seras bien

Et puis quand viendra dimanche
On ira faire un festin
Je me pendrai à ta manche
Comme quand j'étais gamin
 Tu verras pour les vacances
Tous les deux on sortira
Là où l'on chante où l'on danse
 On ira où tu voudras

Tu verras tu seras bien

Jean Ferrat
Paroles Mania

 



 
Par Harmonia-messidor
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Vendredi 1 mai 2009
 


Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner sur le long des quais
 Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
 L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai 
     Quand tous ses bouquets se sont fanés
Pour nous deux rien aura changé
 Aussi belle qu'avant
 Notre chanson d'amour
 Chantera comme au premier jour
 Il s'en ai allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
 Pour toute une année pour se faire oublier
 En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
 Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps

 
 
                     Francis Lemarque                                  
 

Par Harmonia-messidor
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Jeudi 23 avril 2009


Ce sont des gens sans importance
Avec des gestes quotidiens
Qui font renaître l'espérance
Et le bonheur entre leurs mains 

Ce sont des gens sans artifices
Qui vous sourientquand ils sont bien
Et vont cacher leurs cicatrices
 Parmi les fleurs de leurs jardins

 Ils ont le coeur un peu fragile
Et la pudeur de leurs chagrins
Leur donne un doux regard tranquille
Un peu lointain

Ce sont des gens sans importance
Et qui parfois ne disent rien
Mais qui sont là par leur silence
Quand ils sont loin

Moi j'ai le coeur en plein décembre
 L'ami Pierrot s'en ai allé
En emportant mes chansons tendres
Et ton passé

Et tous les mots sans importance
Qui résonnaient dans la maison
 Mais qui sont lourds de son absence
 Dans ma chanson

 C'est peut-être à ceux là qu'on pense
Quand la mort vient rôder pas loin
 En important notre insouciance
 Un beau matin

 A tous ces gens sans importance
Avec lesquels on est si bien
Qui font renaître l'espérance
 Et sans lequel on n'est plus rien.

Yves Duteil


Par Harmonia-messidor
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Jeudi 9 avril 2009

 



Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...

Combien je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser
Crier manger, nager, bondir désobéir
 J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
 Souffrir aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
 Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
 Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagne de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
 De Bordeaux et d'Italie
 Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

 Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images...
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
 Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
 C'est drôle, les cons ça repose,
 C'est comme le feuillage au milieu des roses...


 Paroles de Jean-loup Dabadie, musique : Alain Goraguer

 
 

Par Harmonia-messidor
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