Le premier qui dit la vérité se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté.
J'affirme que l'on m'a proposé beaucoup d'argent
Pour vendre mes chances
Dans le tour de France
Le tour est un spectacle et plaît à beaucoup de gens
Et dans le spectacle
Y'a pas de miracle
Le coureur a dit la vérité
Il doit être exécuté.
A chicago un journaliste est mort dans la rue
Il fera silence
Sur tout ce qu'il pense
Pauvre Président tous les témoins ont disparu
En choeur ils se taisent
Ils sont mort le treize
Le témoin a dit la vérité
Il doit être exécuté.
Le monde doit s'enivrer de discours pas de vin
Rester dans la ligne
Suivre les consignes
A Moscou un poète à l'union des écrivains
Souffle dans la soupe
Ou mange le groupe
Le poète a dit la vérité
Il doit être exécuté.
Combien d'hommes disparu qui un jour on dit non
Dans la mort propice
Leurs corps s'évanouissent
On se souvient ni de leurs yeux ni de leur nom
Leurs mots qui demeurent
Chantant "juste" à l'heure
L'inconnu a dit la vérité
Il doit être exécuté.
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha
La foule sans tête
Etait à la fête
Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas
C'est plus juste en somme
D'abattre un seul homme
Ce jeune homme a dit la vérité
Il doit être exécuté.
J'ai enfreint la règle
Des moineaux, des aigles
Vous avez très peur pour moi car vous savez que je
Risque vos murmures
Vos tomates mûres
Ma chanson a dit la vérité
Vous allez m'exécuter
Ma chanson a dit la vérité
Vous aller m'exécuter.
Guy Béart
Par Harmonia-messidor
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Les océans sont des poubelles
Les fronds de mer sont souillés
Les tchernobyl en ribambelles
Voient naître des foetus mort-nés
Dans cinquante ans, qu'allons nous faire
De ces millions de détritus
Et ces déchets du nucléaire
Dont les pays ne veulent plus ?
Sous nos pieds la terre promise,
Patrimoine de nos enfants,
Petit à petit agonise
Et je m'en soucie
Et pourtant les espèces devenues rares
Sont en voie de disparition
Et la laideur chante victoire
Sous le plastique et le béton,
Refrain
La terre meurt
L'homme s'en fout
Il vie sa vie
Un point, c'est tout.
Il met à son gré, à son goût,
Le monde sens dessus dessous
La terre meurt
Où allons nous ?
Dans la finance et les affaires,
Le pétrole est le maître mot
Il mène à tout
Même à la guerre
Et nul ne s'inquiète de l'eau
Où en sont la flore et la faune ?
Et qu'advient-il du firmament
Privé de la couche d'ozone
Gardien de l'environnement ?
Sous le ciel, le sol se révolte
Car l'homme trompe la nature
Quant il trafique les récoltes
Il hypothèque son futur.
Sous le soleil, les forêts brûlent
Et l'on gave les champs d'engrais
Dans la boulimie majuscule
Du rendement et du progrès
Refrain
Il est temps de prendre conscience
Que l'homme ne respecte rien
Il se fiche de l'existence
Des baleines et des dauphins
L'éléphant meurt pour son ivoire
La bête rare pour sa peau
Et dans les grandes marées noires
Le mazout englue les oiseaux
La société consommatrice
Avance impunément ses pions
Tandis que les arbres pourrissent
Dans les villes et leurs environs
La sécheresse se déchaîne
Effaçant tout signe de vie
Et certaines races humaines
Crèvent d'abandon et d'oubli
Refrain
Charles Aznavour - Nicolas Hulot
Par Harmonia-messidor
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Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée
La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuit ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Louis Aragon
Chanté par Jean Ferrat
Par Harmonia-messidor
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Savoir sourire,
A une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Plus même l'espoir d'être aimé.
Refrain
Mais savoir donner,
Donner sans reprendre,
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste
Et apprendre à vivre
Et s'en aller.
Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur,
Qu'on vous donne par erreur
Tant on ne l'attendait plus.
Se voir y croire
Pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent les miroirs
(Refrain)
Savoir souffrir
En silence sans murmure,
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.
(Refrain)
Apprendre à rêver
A rêver pour deux,
Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester,
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
Apprendre à aimer,
Et s'en aller,
Et s'en aller...
Florent Pagny
Par Harmonia-messidor
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Elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Avec de l'eau de pluie
Et du parfum d'encens
Elle voyage de temps en temps
Elle n'a jamais rien entendu
Des chiens qui aboient dans la rue
Elle fait du pain doré
Tous les jours à quatre heures
Elle mène sa vie en couleur
Elle collectionne
Les odeurs de l'automne
Et les brindilles de bois mort
Quand l'hiver arrive
Elle ferme ses livres
Et puis doucement
Elle s'endort sur des tapis de laine
Au milieu des poupées indiennes
Sur les ailes en duvet
De ses deux pigeons blancs
Jusqu'au premier jour du printemps
Elle dit quelle va faire
Le tour de la terre
Et qu'elle sera rentrée pour dîner
Mais les instants fragiles
Et les mots inutiles
Elle sait tout cela
Quand elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Quand les autres s'emportent
Quand j'arrive à m'enfuir
C'est chez elle que je vais dormir
Et c'est vrai que j'ai peur de lui faire un enfant...
Francis Cabrel
Par Harmonia-messidor
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J'aurais bien voulu te prendre
Avec nous comme autrefois
Mais suzy m'a fait comprendre
Qu'on est un peu à l'étroit
Il faut être raisonnable
Tu ne peux vivre ainsi
Seule si tu tombais malade
On se ferait du souci
Tu verras tu seras bien
On va trier tes affaires
Les photos auxquelles tu tiens
Celles de papa militaire
Des enfants et des cousins
C'est drôle qu'une vie entière
Puisse tenir dans une main
Avec d'autres pensionnaires
Vous en parlerez sans fin
Tu verras tu seras bien
Oui je vois le chat s'agite
On ne trompe pas son instinct
Mais il oubliera très vite
Dès qu'il sera chez les voisins
T'auras plus de courses à faire
De ménage au quotidien
Plus de feu en plein hiver
T'auras plus souci de rien
Tu verras tu seras bien
Ton serin chante à tue-tête
Allons maman calme-toi
Oui le directeur accepte
Que tu le prennes avec toi
Y a la télé dans ta chambre
En bas y a un beau jardin
Avec des roses en décembre
Qui fleurissent comme en juin
Tu verras tu seras bien
Et puis quand viendra dimanche
On ira faire un festin
Je me pendrai à ta manche
Comme quand j'étais gamin
Tu verras pour les vacances
Tous les deux on sortira
Là où l'on chante où l'on danse
On ira où tu voudras
Tu verras tu seras bien
Jean Ferrat
Paroles Mania
Par Harmonia-messidor
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Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner sur le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets se sont fanés
Pour nous deux rien aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en ai allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps
Francis
Lemarque
Par Harmonia-messidor
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Ce sont des gens sans importance
Avec des gestes quotidiens
Qui font renaître l'espérance
Et le bonheur entre leurs mains
Ce sont des gens sans artifices
Qui vous sourientquand ils sont bien
Et vont cacher leurs cicatrices
Parmi les fleurs de leurs jardins
Ils ont le coeur un peu fragile
Et la pudeur de leurs chagrins
Leur donne un doux regard tranquille
Un peu lointain
Ce sont des gens sans importance
Et qui parfois ne disent rien
Mais qui sont là par leur silence
Quand ils sont loin
Moi j'ai le coeur en plein décembre
L'ami Pierrot s'en ai allé
En emportant mes chansons tendres
Et ton passé
Et tous les mots sans importance
Qui résonnaient dans la maison
Mais qui sont lourds de son absence
Dans ma chanson
C'est peut-être à ceux là qu'on pense
Quand la mort vient rôder pas loin
En important notre insouciance
Un beau matin
A tous ces gens sans importance
Avec lesquels on est si bien
Qui font renaître l'espérance
Et sans lequel on n'est plus rien.
Yves Duteil
Par Harmonia-messidor
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Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser
Crier manger, nager, bondir désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...
J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagne de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images...
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Paroles de Jean-loup Dabadie, musique : Alain Goraguer
Par Harmonia-messidor
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