Le temps
Il s'écoule comme l'onde d'une rivière
Regardant glisser sur l'eau
Ses cygnes majestueux et fiers.
Les saules et les roseaux
S'inclinent dans une prière,
Les oiseaux
Chantent dans la clairière
Mais imperturbable,
Lentement,
Dans un cycle immuable.
Jour après jour
Le temps s'écoule doucement...
Harmonia
par Harmonia
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Poésie
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Le bonheur
J'entrouvre la porte de la vie
Pour y laisser passer,
Un peu de bonheur
Dans l'espoir qu'il ne s'enfuira pas,
Au moindre courant d'air.
Il ne peut survivre aux assauts,
Inconsidérés du dehors.
Le bonheur se forge
Au fil du temps.
Il faut savoir le construire
Et ne pas regarder celui d'autrui.
Il ne peut avoir le même visage.
Il faut savoir le modeler à son image.
En prendre grand soin
Surtout ne pas le brader.
Il doit être fait d'une pâte
Où l'on a su enlever,
L'ivraie du bon grain.
Pimenté d'un grand espoir
A savoir
Qu'il faut déjà y croire
Pour pouvoir en acquérir,
Une parcelle,
Qui plus tard deviendra
Un domaine
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par Harmonia
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Poésie
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Requiem
Sombre était l'étang...
Les nénuphars semblaient au crépuscule
Des perles sur écrin de velours...
Une femme pleurait doucement
Repoussant parfois sa chevelure
D'un geste enfantin.
Le feu de deux alliances
Tachait sa main livide.
L'étang, paré comme un précieux linceul,
Attendait...
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par Harmonia
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Poésie
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Le chat
Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre
Guillaume Apollinaire
par Harmonia
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La marguerite
Ta beauté n'est pas sophistiquée,
Tu n'es pas la plus admirée
Et tu es cependant si jolie dans ta simplicité !
Ta corolle blanche, ton coeur soleil, font de toi la discrète
L'amie de tous les amoureux des fleurs champêtres.
Tu ne cherches pas à rivaliser,
Le plus beau cadeau de la vie,n'est-il pas la diversité ?
Tu te prêtes au jeu des amoureux
Qui t'effeuillent en exprimant un voeu .
Tu illumines les champs et les prairies,
En toute modestie.
Ta Beauté est éphémère
Mais, Oh ! combien nécessaire !
Harmonia
par Harmonia
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Le vase brisé
Le vase ou meurt cette
verveine
D'un coup
d'éventail fut félé
le coup dut
l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.
Mais la plus légère
meurtrissure
Mordant le cristal chaque
jour,
D'une marche invisible et
sûre
En a fait
lentement le tour.
Son eau fraîche a fui goutte ,à goutte
Le suc des
fleurs s'est épuisé;
Personne encore ne s'en
doute,
N'y touché
pas, il est brisé.
Souvent aussi la main qu'on aime,
Effleurant le coeur, le
meurtrit;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour
périt;
Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et
profonde :
Il est brisé,
n'y touché pas.
Sully Prud'homme
par Harmonia
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