Dimanche 1 juin 2008



Le temps



Il s'écoule comme l'onde d'une rivière

 Regardant glisser sur l'eau

Ses cygnes majestueux et fiers.

 Les saules et les roseaux

S'inclinent dans une prière,

Les oiseaux

 Chantent dans la clairière 

Mais imperturbable,

  Lentement,

Dans un cycle immuable.

Jour après jour

Le temps s'écoule doucement...


Harmonia

 

par Harmonia publié dans : Poésie communauté : Des mots contre des maux...
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Samedi 31 mai 2008

 

Le bonheur

J'entrouvre la porte de la vie
 Pour y laisser passer,
Un peu de bonheur
Dans l'espoir qu'il ne s'enfuira pas,
 Au moindre courant d'air.

 Il ne peut survivre aux assauts,
 Inconsidérés du dehors.
 Le bonheur se forge
Au fil du temps.

 Il faut savoir le construire
Et ne pas regarder celui d'autrui.
Il ne peut avoir le même visage.
Il faut savoir le modeler à son image.

 En prendre grand soin
Surtout ne pas le brader.
 Il doit être fait d'une pâte
Où l'on a su enlever,
 L'ivraie du bon grain.

 Pimenté d'un grand espoir
 A savoir
Qu'il faut déjà y croire
Pour pouvoir en acquérir,
 Une parcelle,
 Qui plus tard deviendra
Un domaine


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par Harmonia publié dans : Poésie communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 30 mai 2008


Requiem



Sombre était l'étang...
 Les nénuphars semblaient au crépuscule
 Des perles sur écrin de velours...

 Une femme pleurait doucement
 Repoussant parfois sa chevelure
D'un geste enfantin.

Le feu de deux alliances
Tachait sa main livide.

L'étang, paré comme un précieux linceul,
 Attendait...



-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-

par Harmonia publié dans : Poésie communauté : Des mots contre des maux...
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Jeudi 29 mai 2008

 



                                Il observait sans cesse
                                   Tes faits et gestes,
                        Lorsque, assis au coin de la cheminée,
                        Tu méditais sur les années passées.

             Tes yeux remplis des choses que tu ne pouvais dire,
                            Mais qu'il savait si bien traduire...
                                     Il te léchait les mains, 
                   Dans ses yeux, quelque chose... d'humain.
                                        Penchant sa tête ,
                       Il semblait te dire : Je suis là mon maître.

                           Que de fois as-tu penser ne plus lutter,
                                          Et tout arrêter.
                                Mais son regard plein d'amour  
                    Te donnait la force de continuer ton parcours.
 
                                    Sans toi sa vie était finie,
                                   Placement ou euthanasie ?
                                         A cette pensée,
                                    Ton coeur se serrait. 

                                        Quelle trahison 
                               A toi mon fidèle compagnon,
                       Qui fût le consolateur de ma douleur,
                             Qui a su sécher mes pleurs.
 
                              Dans ton coeur, sa fidélité
                         A fait de lui un ami pour l'éternité.
                     Ensemble, nous irons au bout du chemin
                                          Jusqu'à la fin...
     
                                                    Harmonia
                                   
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Mercredi 28 mai 2008

 




                                                               Grand père




                                           Mon grand-père, c'est étonnant,

                              Peut s'il le veut, ôter ses dents.
 
                                      Mon père et ma mère

                                      Ne savent pas le faire.

                               Les dents de mon grand-père,

                                     Dorment dans un verre.

                                       Il les remet le matin,

                                   Comme ça, mine de rien. 

                                       Moi j'ai beau essayer,

                                  Impossible de les décrocher.

                                  Quand je serai un peu vieux,

                                  Mes dents m'obéiront mieux !




Rivière AGNES


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Mercredi 28 mai 2008



Le chat

Je souhaite dans ma  maison :

 Une femme ayant sa raison,

Un chat passant parmi les livres,

 Des amis en toute saison

Sans lesquels je ne peux pas vivre


Guillaume Apollinaire


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Mardi 27 mai 2008

Mon Extermination.

Chasses à courre, pièges, appâts, poisons, fosses, battues... de tout temps, l'accueil réservé au loup est celui d'un animal nuisible. Il n'est épargné dans aucune contrée d'Amérique ou d'Europe.

En France, crée en 1520, les louvetiers sont rétribués par le roi. En 1789, on octroie à tout manant le droit de traquer l'animal par tout moyen et pour son propre compte. Il vivait encore sur 90 % du territoire il y a deux siècles. Mais toute la population rurale est liguée contre le loup. Une loi nationale de 1882 déclare la guerre aux meutes. Entre 1818 et 1929, 18.709 loups sont tués, une grosse prime étant offerte pour chaque dépouille. La disparition du loup en France est officiellement annoncée en 1939. Aujourd'hui, la destruction de l'espèce est enrayée, mais la situation reste préoccupante. S'il est encore commun dans l'Est, le loup a disparu de 11 pays d'Europe.


 

Ma Résurrection.

L'Espagne, où la population des loups est en expansion et compte 1.500 spécimens, se réserve un droit de régulation quantitative. Ils sont 500 en Grèce, 400 en Italie, moins de 100 en Norvège, Suède et Finlande. Deux loups, qui ont traversé la frontière, sont réapparus en France en 1992 dans le massif du Mercantour! Le W.w.f. Italia lance le "progetto lupo" en 1975. Le loup est alors classé parmi les espèces protégées. Sa population augmente enfin dans l'arc Apennin, puis dans les Alpes en 1991. La France a ratifié la Convention de Berne qui, depuis 1979, protège totalement le loup dans son habitat naturel et encourage sa réintroduction. Le loup est également inscrit en annexe 2 de la Convention de Washington sur le commerce des animaux. Son exploitation est autorisée, mais elle ne doit pas nuire à sa conservation. On compte au moins 12 loups français en 1996, répartis en deux meutes. Mais ses ennemis sont encore nombreux. Les bergers en colère demandent l'éradication du nuisible (100 moutons dévorés en 1994). Les chasseurs exigent un contrôle strict de la population des loups qui leur "vole" le gros gibier. Des chiens de montagne des Pyrénées (patou) sont donnés aux bergers pour garder ces troupeaux, des filets de protection sont installés pour les protéger et des cabanes servent de refuge aux bergers, indemnisés pour chaque animal tué. Mais le loup s' attaquant plus volontiers aux animaux faibles, malades, jeunes ou vieux, il revitalise, régule et soigne ainsi les populations d'ongulés, tel un véritable "vétérinaire naturel


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Lundi 26 mai 2008





       La marguerite

    Ta beauté n'est pas sophistiquée, 

        Tu n'es pas la plus admirée  

           Et tu es cependant si jolie dans ta simplicité !
   
         Ta corolle blanche, ton coeur soleil, font de toi la discrète

            L'amie de tous les amoureux des fleurs champêtres. 

             Tu ne cherches pas à rivaliser,

           Le plus beau cadeau de la vie,n'est-il pas la diversité  ?  
      
 

       Tu te prêtes au jeu des amoureux 

        Qui t'effeuillent en exprimant un voeu .

      Tu illumines les champs et les prairies,

En toute modestie. 

 Ta Beauté est éphémère

Mais, Oh ! combien nécessaire  !


Harmonia

    

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Dimanche 25 mai 2008




                                     Petite Maman,


            Pour toi ma petite Maman, qui jour après jour
                               Me donne tant d'amour
                         Qui console tous mes chagrins,
                          En me faisant de gros câlins...
                               Qui calme mes terreurs
                           En me serrant sur ton coeur
                               Qui me fait des gâteaux,
                                  Et soigne mes bobos.
                     Qui me chuchote au creux de l'oreille :
                              Je t'aime ma petite merveille !
                 Toi petite Maman, qui donne sans compter,
                       Même lorsque tu es très fatiguée !
                            Aujourd'hui c'est à mon tour,
                         De te montrer tout mon AMOUR
                   De mes petits bras je te fais un collier,
                             Et des milliers de baisers.

                             Bonne fête petite Maman !


Harmonia





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Vendredi 23 mai 2008

 




                              Le vase brisé


                            Le vase ou meurt cette verveine
                               D'un coup d'éventail fut félé
                              le coup dut l'effleurer à peine,
                                  Aucun bruit ne l'a révélé.

                            Mais la plus légère meurtrissure
                             Mordant le cristal chaque jour,
                            D'une marche invisible et sûre
                               En a fait lentement le tour.

                       Son eau  fraîche a fui goutte ,à goutte
                              Le suc des fleurs s'est épuisé;
                            Personne encore ne s'en doute,
                               N'y touché pas, il est brisé.

                          Souvent aussi la main qu'on aime,
                            Effleurant le coeur, le meurtrit;
                         Puis le coeur se fend de lui-même,
                             La fleur de son amour périt;

                        Toujours intact aux yeux du monde,
                          Il sent croître et pleurer tout bas
                             Sa blessure fine et profonde :
                               Il est brisé, n'y touché pas.


Sully Prud'homme


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